Nutrition AnimaleExercice 2018-2019

Il faut savoir écouter le marché et anticiper

L’élevage français en mutation

Depuis quelques années, on observe une érosion globale des productions animales due à plusieurs éléments : une baisse de consommation, une démobilisation des éleveurs et une décroissance du nombre d’animaux. Le paysage agricole se modifie avec moins d’agriculteurs et des exploitations de taille plus importante, orientant les choix de la coopérative concernant ses outils industriels. Suivant de près la tendance de baisse du nombre d’animaux, le tonnage d’aliments a aussi diminué de 3 % sur l’exercice 2018-2019. Néanmoins, les attentes sociétales permettent le développement de nouveaux modes d’élevage : le Bio, la poule pondeuse ou la brebis laitière. Des exigences plus fortes La pression sanitaire est plus forte que jamais. Les autorités sont exigeantes sur le niveau sanitaire des élevages français. L’évolution de l’arrêté relatif à la lutte contre les salmonelles a un impact important sur les élevages. En cas de suspicion, les conséquences sont radicales pour les éle vages contrôlés positifs. Le transport est également soumis à un protocole strict. Le bien-être animal est aussi un enjeu fort, remettant en cause certains systèmes de production. La coopérative, consciente de cet enjeu, a d’ailleurs été moteur pour proposer de nouveaux modes d’élevage, notamment en lapin, et développer les filières alternatives, plein air ou encore répondant à des cahiers des charges précis.

De nouveaux marchés porteurs

Savoir écouter le marché et anticiper sont deux composantes essentielles. De nouveaux marchés se développent, permettant à la coopérative de proposer de nouvelles filières rémunératrices aux éleveurs. Ainsi, la demande en produits laitiers de brebis et de chèvres est en forte hausse, reprenant des parts de marché sur les produits à base de lait de vache. Le lancement d’une filière brebis laitière sur l’année 2019 était donc une évidence pour répondre à ce marché en devenir.

Bientôt une nouvelle usine Bio à Fougeré

Il y a quelques années, le site du Boupère avait été converti pour pouvoir développer une activité Bio, mais il est aujourd’hui devenu obsolète. Une nouvelle usine Bio est donc en construction sur le site de Fougeré. Elle sera neuve, moderne et la situation géographique permettra une meilleure cohérence logistique, notamment pour la proximité des matières premières. Les exigences sanitaires étant toujours une priorité, un traitement thermique éliminant les salmonelles est aussi prévu. Le site sera opérationnel en milieu d’année 2020.

Astémix, le mix minéral astucieux

Les modes de production évoluant, les éleveurs se tournent vers moins d’aliments composés. Pour répondre à leur demande, Cavac a choisi de se lancer dans la fabrication locale de minéraux et d’extrudés à destination des ruminants et des porcs. Dans l’usine de Fougeré (85), une ligne de micro-dosage, une ligne de prémix et minéraux et une ligne d’extrusion ont ainsi vu le jour. Ce sont au total plus de six millions d’euros qui ont été investis pour permettre la création de ces trois process. La marque Astémix, le mix minéral astucieux a d’ailleurs été lancée au Space 2019. Ainsi, la gamme de produits proposée aux éleveurs sera maintenant fabriquée sur le site Cavac.


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