Actualités juin 2019

L’Europe au centre !

Par Jérome Calleau, Président du Groupe Cavac.


S’il est bien une profession dont l’avenir tient à l’Europe, c’est bien la profession agricole. Tous les 7 ans, l’UE adopte un nouveau cadre budgétaire ; l’occasion de redéfinir les priorités au premier rang desquelles la PAC. Les réformes qui seront mises en oeuvre dans la programmation 2021 – 2027 se négocient dès à présent. Le monde évolue rapidement, comme les défis auxquels sont confrontés non-seulement les agriculteurs, mais aussi notre société dans son ensemble : changements climatiques, volatilité des prix, compétition commerciale mondiale, stigmatisation de la chimie de synthèse, ou encore le Brexit. Le budget de la PAC (Rappelons que la Commission a proposé une réduction des fonds alloués) et sa réforme sont deux points cruciaux sur lesquels les députés européens récemment élus auront un rôle important à jouer.


En France, la plupart des listes se sont prononcées pour maintenir le budget agricole européen, interdire le glyphosate et augmenter la part de l’agriculture biologique mais elles n’ont pas toutes les mêmes objectifs concernant par exemple les autres phytosanitaires, les accords internationaux, les politiques environnementales, le ciblage des aides directes ou l’accompagnement des filières. Les conséquences pour l’agriculture dépendront bien sûr aussi et surtout des postures des autres pays et des rapports de force européens qui vont résulter du récent scrutin. Les débats devraient reprendre dans quelques mois. À l’automne prochain, le Parlement européen approuvera ou non les propositions de la Commission pour le cadre financier pluriannuel 2021-2027. Même si nous ne sommes pas à l’abri d’une entrée en vigueur de la réforme de la PAC reportée entre 2023 et 2025… Face à l’importance des aides PAC dans la rentabilité de la plupart de nos filières agricoles, le futur budget est bien évidemment déterminant.


Mais il m’apparaît tout aussi vital que les instances européennes oeuvrent d’urgence à la limitation des distorsions de concurrence entre pays au sein de l’UE et à la mise en place de règles strictes pour interdire les importations en provenance de pays hors UE, de produits qui ne respecteraient pas ce que les Européens proscrivent chez eux. Et ce que j’implore de mes voeux au niveau de l’Europe, j’en rêve plus encore peut-être au niveau de l’Etat Français. Car plus les autorités françaises voudront « laver plus blanc que blanc » en multipliant les postures et interdictions spécifiques et plus le chemin à parcourir pour moraliser les échanges économiques entre pays (UE et non-UE) sera long et compliqué !


De la part des élus français comme des élus européens, le monde agricole a besoin d’une plus grande écoute mais également d’une plus grande cohérence ! Les organisations nationales et régionales dans lesquelles nous nous impliquons, réalisent un travail de lobbying compliqué, mais indispensable.


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