ActualitésExercice 2020-2021 septembre 2021


Un climat bien déréglé quand même…



Par Franck Bluteau, Vice-Président & Président de la commission céréales

Difficile de nier le fait que les aléas climatiques augmentent en fréquence et en intensité à travers le monde. « Le dérèglement climatique met en danger le marché des pâtes alimentaires », ont ainsi prévenu à la mi-août, le Sifpaf (syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires) et le CFSI (Comité français de la semoulerie industrielle), dans un communiqué conjoint ; et ceci, suite aux pluies trop abondantes en Europe et à la sécheresse sans précédent au Canada qui conduisent à une pénurie de blé dur et à une flambée historique des prix. La situation du blé dur vaut pour bon nombre d’autres espèces.

Certes, notre région aura été au-final, relativement préservée mais rappelons-nous quand même la sécheresse de mars – avril et les pluies de juillet. Tout s’est bien terminé (rendements corrects bien qu’hétérogènes et belles qualités dans l’ensemble, fourrages abondants et belle récolte d’automne en perspective) mais ça n’aura pas été sans stress !! On ne peut pas dire que la météo 2021 ait été « dans la norme ».

Face à cette situation mondiale, les prix s’envolent. C’est une bonne chose que d’avoir chez nous à la fois les rendements, les qualités et les prix ! Sachant que ces bons prix doivent aussi permettre d’anticiper favorablement la récolte 2022. Cette situation générale démontre quand même et une fois de plus, que les revenus agricoles ne tiennent souvent qu’à un fil. Les cultures n’ont pas de toit pour se protéger et il est toujours difficile de prévoir le lendemain tant au niveau des rendements que des cours. Mieux vaut donc dans ce contexte, être davantage fourmi que cigale sur les exploitations en sachant mettre de côté les bonnes années, pour être en mesure de supporter des périodes plus compliquées. Mieux vaut aussi bien penser son système d’exploitation en ne mettant pas tous ses œufs dans le même panier. Et puis sans compter l’enjeu de l’eau ; si l’idéal c’est la pluie du ciel, la capacité à irriguer constitue un facteur essentiel de résilience.

Le risque climatique a toujours été une composante intrinsèque de l’agriculture mais les défis qui se présentent à nous, n’iront pas en se simplifiant. D’autant que les systèmes assurantiels qui ont vocation à réduire le risque financier, sont aussi à la croisée des chemins, face à l’accentuation chronique des aléas mondiaux



 


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