ApprovisionnementExercice 2014-2015


Le chiffre d’affaires progresse de 4 %



L’année se caractérise par une absence d’accident climatique majeur et un lancement réussi pour Novius, le nouvel engrais azoté fabriqué par la coopérative.

Du nouveau dans la fertilisation avec l’arrivée de Novius

Lors de cet exercice, 75 000 tonnes d’engrais ont été commercialisées, conformément à la moyenne de ces quatre dernières années. Ce sont surtout les ventes de produits azotés liquides et solides qui progressent, en conséquence d’une campagne commerciale précoce dynamique. Dans les faits marquants, on retiendra le lancement réussi de Novius, un nouvel engrais azoté fabriqué sur le site portuaire des Sables d’Olonne : 8 500 tonnes ont ainsi été commercialisées. Les tests conduits depuis plusieurs années dans le réseau d’expérimentation de la coopérative, en collaboration avec l’Union Invivo, ont permis de valider son intérêt technico-économique avant son lancement commercial. Sur le plan agronomique, il offre des performances identiques à l’ammonitrate – la référence du marché – tout en étant légèrement moins coûteux pour l’utilisateur final. A l’inverse, les ventes en engrais binaires et complexes se réduisent malgré un contexte de prix plutôt favorable. Après une année très médiocre, les volumes d’amendements remontent de 6 % pour atteindre 45 200 tonnes, néanmoins, les mauvaises conditions d’épandage d’août n’ont pu concrétiser les bonnes intentions avant les semis d’automne, et retrouver les volumes de ces dernières années proches de 50 000 tonnes.

En organique, les ventes ont bien du mal à se maintenir

Malgré un constat d’appauvrissement en matière organique dans un nombre croissant de parcelles, les ventes peinent à décoller. L’utilisation pour l’Agriculture Biologique représente aujourd’hui la moitié des ventes. Afin d’apporter une nouvelle dynamique, nous confortons notre expertise avec l’arrivée d’un animateur terrain spécialisé dans les domaines de l’agronomie et de la vie du sol.

Des besoins accrus en protection sanitaire

La très bonne implantation des cultures à l’automne 2014 a incité les agriculteurs à investir dans la protection phytosanitaire, pour garder intact un potentiel de rendement prometteur. Les fongicides progressent de 9 %, ce qui s’explique également par la hausse des surfaces en céréales à paille. De même, les herbicides se développent à hauteur de 11 %, sur l’ensemble des cultures, en raison d’une hausse des assolements et aussi pour contrer les restrictions d’usage et les résistances de certaines adventices. Les solutions de bio-contrôle se développent timidement, par manque de réelle pertinence technique. La recherche avance dans ce domaine, mais il reste compliqué d’obtenir une efficacité équivalente aux traitements chimiques. De bons exemples existent malgré tout et nous mettons tout en oeuvre pour les développer, tels que l’anti-limace Sluxx ou bien la lutte raisonnée en culture de maïs grâce au trichogramme…

Moins de plasticulture

Le marché des films, ficelles et filets plastiques baisse légèrement en chiffre d’affaires. Le recours à des films ensilage s’est intensifié compte tenu de stocks fourragers abondants. A l’inverse, la plasticulture perd quelques surfaces, notamment pour la culture du maïs grain, dont le prix de récolte attendu à la baisse, peut difficilement amortir le surcoût de cette technique.

Les ventes de semences certifiées atteignent un record

Au global, les surfaces de vente s’accroissent de 10 % sur notre territoire. Le tiers de cette progression résulte d’un report des cultures spécialisées (légumes, production de semences) en retrait cette année, vers des cultures standard, à hauteur d’environ 5 000 hectares. Le volume des céréales à paille est en hausse de 7 %, du fait d’un emblavement à la hausse d’au moins 10 %. Les densités de semis sont inférieures à d’habitude grâce à d’excellentes conditions climatiques, et on observe un plus fort recours à la graine de ferme. Le maïs se stabilise contre toute attente, dans un marché national et régional en baisse significative. En fourragères et couverts végétaux, nous retrouvons les surfaces d’une année moyenne sans perturbations liées aux anticipations ou retards dans les livraisons. Les surfaces en tournesol, chanvre, lin et colza progressent significativement illustrant la volonté des producteurs de diversifier leur assolement. Les reconversions en agriculture Bio s’établissent à 1 000 ha supplémentaires soit une hausse de 19 %. La vente de semences Bio atteint maintenant 4 % de nos ventes, soit bien au-delà de la moyenne nationale.



 


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