Pôle AnimalExercice 2013-2014


Réorganisation suite aux fusions



Le Service santé animale de Cavac a été fortement impacté par les mouvements de fusion au sein de la coopérative. Au cours de l’exercice, les principaux plans sanitaires d’élevage ont été renouvelés.

Les équipes du service Santé animale ont été fortement mobilisées suite aux fusions dans le domaine des productions animales, en lapins avec la CPLB et en bovins et ovins avec Geo, pendant toute la période 2013/2014. En termes d’organisation, il a fallu intégrer les équipes de Geo et CPLB qui fonctionnaient déjà avec leurs propres pharmacies. Les deux sites de Réaumur (CPLB) et de Pouzauges (Bovineo) ont ainsi été maintenus en réponse à la demande des sociétaires. L’ensemble des produits propres aux différentes entités ont été intégrés à la gamme Cavac. Il faudra au cours de l’année 2014/2015 optimiser les gammes pour éviter de coûteux doublons. Par ailleurs, un grand chantier informatique a été lancé pour unifier les différents logiciels gérant les pharmacies des groupements. Ce projet devrait aboutir à partir de fin septembre 2014. Il permettra à tous les opérateurs de partager le même fonctionnement et les mêmes fichiers.

Plans sanitaires d’élevage

L’année a aussi été celle du renouvellement des Plans sanitaires d’élevage ou PSE qui permettent aux groupements un exercice restreint de la pharmacie vétérinaire. Fin mars 2014, Bovineo, CPLB, le GPV et le GPP voyaient leurs agréments renouvelés pour une période de 5 ans. A cette fin le service Santé animale s’est entouré des habituels partenaires vétérinaires des groupements. Les vétérinaires Cavac restant les maîtres d’oeuvres de l’organisation. Le PSE de Vendée Sèvre Ovins sera renouvelé au printemps 2015.

Bovins

Depuis octobre 2013, tous les animaux achetés pour l’engraissement sont triés et reçoivent une préparation sanitaire au centre d’allotement de Bovineo du Margat (La Ferrière – 85). Afin d’améliorer encore davantage cette préparation sanitaire, une charte de bonnes pratiques d’utilisation et d’administration du médicament est en cours de réalisation. Des essais sont également en cours sur les moyens de détection des malades en début d’engraissement à l’aide de boucles auriculaires prenant la température de l’animal toutes les 15 minutes. L’éleveur détecte l’hyperthermie grâce à une indication lumineuse sur la boucle.

Volailles

Comme dans la période précédente, l’épizootie de parvovirose du canard de Barbarie débutée au printemps 2012 est restée un problème majeur. La sensibilisation des éleveurs aux bonnes pratiques de vaccination et à la protection sanitaire de leurs élevages reste peut-être encore insuffisante. Une grande enquête épidémiologique en collaboration avec un laboratoire fabriquant de vaccins a permis de situer le taux de contamination des élevages à 65 %. Ce qu’il faut considérer comme une véritable épizootie régionale a des répercussions économiques importantes sur cette production : taux de saisie, mortalité, résultats économiques. Seule une rigueur sanitaire accrue permettra d’aboutir à une évolution favorable de la situation. Il est désormais possible de confirmer que la politique vaccinale mise en place en production de poules pondeuses contre les colibacilloses est efficace avec une diminution du taux de mortalité de 2 %. Une extension de cette politique à d’autres espèces a été réalisée au cours de l’année avec des résultats probants en canard de Barbarie et en dinde. En poulet, dans un contexte où les critères des abattoirs sont de plus en plus exigeants, un accompagnement plus ciblé autour du vide sanitaire et des conditions de démarrage est proposé. En partenariat avec un laboratoire fabriquant de vaccins, un suivi de la vaccination contre la bronchite infectieuse aviaire (BI) sur une année est proposé (audit, sérologie, PCR). Désormais, les aliments médicamenteux ne sont plus utilisés en volaille que de façon anecdotique.

Lapins

Suite à la fusion de CPLB avec le Groupement lapins de Cavac (GPL), les équipes sanitaires et techniques ont partagé leurs expériences respectives et dégagé des pistes d’améliorations techniques, à savoir : la fertilité pour les ex-adhérents GPL et la stabilité en engraissement pour les ex-adhérents CPLB. Des améliorations sensibles sont déjà notées et restent à amplifier. A noter que la démarche de démédication se poursuit.

Porcs

Le groupement porcs de Cavac bénéficie d’un très bon statut sanitaire qu’il convient de préserver. Une exploration plus poussée du statut « Mycoplasme » à l’échelon de la multiplication est actuellement en cours. Néanmoins des problèmes comportementaux récurrents (cannibalisme) nécessitent une attention particulière. En filière bio, compte tenu d’une pénalisation pour saisie de foies, la lutte est actuellement menée pour freiner la pression parasitaire en élevage. Au cours des derniers mois, dans le but de prendre en compte les évolutions réglementaires en termes de bien-être animal, un essai de castration sous anesthésie générale gazeuse a été mis en place dans 9 élevages par un stagiaire ingénieur agronome avec l’aide des vétérinaires du service Santé animale. Il s’agit de pouvoir proposer une alternative aux filières porcines à temps d’engraissement long (bio, Label Rouge,…) avec des méthodes qui existent dans d’autres pays européens. Comme pour les lapins, la démarche de démédication se poursuit dans les élevages de porcs.

Ovins

Vendée Sèvres Ovins et le service Santé animale proposent un « pack agnelles » afin de réduire les avortements et les baisses de fécondité. Le principe est basé sur une vaccination systématique des agnelles de renouvellement contre les trois maladies les plus fréquentes responsables d’avortements en élevage ovin (Toxoplasmose, Chlamydiose et la Fièvre Q) avant leur mise en lutte. Trois vaccins en quatre injections sont proposés à un coût négocié. Près de 3 000 agnelles ont déjà été vaccinées cette année. Le bénéfice devrait être significatif en augmentant le taux d’agneaux sevrés par mère et donc un nombre d’agneaux à commercialiser plus important. Une mise en place de ce pack chez les sélectionneurs de la race Mouton vendéen permet également de fournir des agnelles protégées chez les éleveurs s’installant en production ovine.

A RETENIR

Sanitairement l’année a été variable selon les productions. Un point commun : la très nette diminution des aliments médicamenteux utilisés dans les élevages. Souhaitée par le Conseil d’administration de la coopérative, cette évolution est dans la droite lignée du plan Ecoantibio de maîtrise de l’antibiothérapie en production animale mis en place par le ministère de l’Agriculture.



 


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