ApprovisionnementExercice 2013-2014


Un chiffre d’affaires en retrait



Globalement, le chiffre d’affaires de l’activité approvisionnements baisse sur cet exercice (-9 %), essentiellement sur le marché des fertilisants, par l’effet combiné de prix en forte déflation (-7 %) et de volumes en régression.

Engrais, un marché imprévisible

La forte anticipation des livraisons d’engrais en juin 2013 grossit le tonnage de 2012/2013, et pénalise le chiffre d’affaires de cet exercice, qui diminue de 7 %. L’année restera marquée par une forte fluctuation des prix des engrais azotés et phosphatés. En tendance baissière lors du premier tiers de l’exercice, ils ont ensuite soudainement remonté contre toute attente, piégeant ainsi doublement les acheteurs « attentistes ». Dans le même temps, des pannes d’usines et des difficultés d’affrètement de bateaux ont entraîné des débuts de pénuries au moment de l’utilisation du printemps. Même si la traditionnelle « morte-saison » des prix sur les engrais azotés d’été n’a pas été des plus profitables, elle a au moins permis de garantir l’approvisionnement des adhérents au moment des épandages d’engrais. Après plusieurs campagnes d’essais concluantes, un nouveau type d’engrais azoté fait son entrée dans la gamme : Novius. Ce produit performant en termes agronomique et économique est partiellement fabriqué par Cavac sur son site des Sables-d’Olonne.

Amendements et fertilisants organiques

Les volumes d’amendement épandus sont les plus faibles depuis ces 7 dernières années ! La faible implantation des céréales à paille à l’automne 2012 a limité les surfaces accessibles aux épandages lors de l’été 2013, avec de surcroît des conditions climatiques défavorables. Malgré tout, le rendu-racine conserve une bonne part de marché, ce qui démontre l’intérêt porté par les adhérents pour le service « clé en main ». Dans la même tendance, les fertilisants organiques régressent de 9 %. On observe globalement une difficulté à mettre en marché ces intrants jugés secondaires, car leur effet n’agit que sur du moyen terme et le retour sur investissement est plus long. Pourtant, les sols s’appauvrissent progressivement. Il devient nécessaire de se doter d’une expertise plus fine dans ce domaine.

Semences, retour à un assolement « équilibré »

Au global, les surfaces vendues en semences certifiées baissent de 7 %. Pourtant, les volumes en céréales à paille atteignent un niveau record (+10 %), mais la réalité des L’activité de Fertil’Eveil, union entre les coopératives Eveil et Cavac, recule de 11 % par rapport à l’exercice précédent. Ainsi, la plateforme de Saint- Pierre-du-Chemin a produit 45 285 tonnes de compost. Une large part du compost reste commercialisée dans le domaine des grandes cultures. Toutefois, les ventes dans le secteur du maraîchage et des « cultures en planches » se développent suite à l’acquisition par plusieurs prestataires de services de matériels d’épandage adaptés au compost. 14 15 semis reflète un emblavement à la hausse d’au moins 15 %, du fait d’un retour à une densité de semis normale par rapport à 2012. A l’inverse, le maïs baisse de 10 %, en compensation des hectares occupés par une sole d’hiver plus étendue. Le recours au traitement de semences insecticides demeure important sur ces cultures, permettant une utilisation moindre des produits en végétation ou sous forme de micro-granulés, dont l’impact environnemental est plus fort (plus de matière active utilisée à l’hectare). En semences fourragères et couverts végétaux, la forte anticipation des livraisons en juin 2013 grossit les tonnages de 2012/2013, et pénalise ceux de cet exercice, qui baisse de 20 %. Les surfaces en tournesol chutent de 36 %. Malgré un intérêt réel dans une rotation céréalière, cette culture est réputée peu rentable en termes économiques, et est surtout considérée comme très risqué à l’implantation ou à la récolte. Les surfaces cultivées en conditions d’Agriculture Biologique représentent 3 % du global.

Une forte pression parasitaire

Les ventes de produits de protection des plantes enregistrent une forte hausse à la fois sur les volumes (+8 %) et le chiffre d’affaires (+11 %). C’est le marché des fongicides qui progresse le plus, du fait d’une augmentation des emblavements en céréales à paille et d’une pression parasitaire particulièrement précoce et forte qui a nécessité un plus fort taux de traitement par hectare. Le marché des herbicides reste stable : la baisse des surfaces en maïs et tournesol est compensée par l’augmentation de celles en céréales à paille. L’accroissement des surfaces des cultures spécialisées (légumes, semences, plants de pomme de terre…) impacte le volume global consommé. Les solutions dites complémentaires, ou solution de bio-contrôle, sont maintenant systématiquement mises en avant. Ces produits privilégient la mise en oeuvre des mécanismes naturels, et permettent de maintenir les bioagresseurs en dessous de leur seuil de nuisibilité. Certains de ces produits deviennent des références significatives comme l’antilimaces « Sluxx » ou les trichogrammes contre la pyrale.

Moins de plasticulture

Le marché des films, ficelles et filets plastiques régresse en valeur à hauteur de 20 %. Les récoltes fourragères sont moins importantes que l’année précédente, et surtout la part de maïs élevé sous plasticulture est nettement moindre. Les rendements ont parfois été décevants en 2013 et les surfaces de maïs sont en baisse, notamment dans les zones les plus adaptées à cette stratégie de semis.

Approvisionnements 2014 En bref



 


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